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... étendre l'euthanasie aux enfants et aux personnes démentes ?

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C'est pas moi, c'est mon confrère !

Déposé le 06/05/2013 à 16h04

Aline TERLINDEN  Catégorie Réflexions de soignants
Etudiante

La clause de conscience est un droit fondamental de toute personne travaillant dans le milieu médical. Dans un domaine où l'on touche de si près à la mort, donc au sens de la vie, comment pourrait-on ne serait-ce qu'imaginer l'absence d'une telle clause, l'absence de cette liberté fondamentale de ne pas participer à un acte provoquant la mort ?

Pourtant, sans avoir l'air d'y toucher, la nouvelle proposition de loi veut la modifier : le "médecin-objecteur" serait désormais obligé de communiquer le dossier à un médecin favorable à l'euthanasie pour assurer la continuité des "soins"...

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Motion contre la banalisation de la mort en Belgique

Déposé le 03/05/2013 à 18h22

Asbl Société Médicale belge de Saint Luc  Catégorie Réflexions de soignants
Association de Médecins

La Société Médicale belge de saint Luc asbl. veut exprimer son point de vue concernant la discussion au Sénat belge sur l'extension de la loi sur l'euthanasie envers les enfants et les personnes en état de démence.

La prédiction que la loi sur l'euthanasie du mois de mai 2002 nous amènerait sur une pente glissante quand on renonce au commandement "Tu ne tueras pas" se confirme: l'opinion publique et les responsables politiques désirent une extension de la loi sur l'euthanasie pour les enfants et les personnes en état de démence. Les médias y collaborent activement...

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Une transgression en entraîne une autre.

Déposé le 30/04/2013 à 16h02

Alexandre PERSU  Catégorie Réflexions de soignants
Prof., Chargé de cours UCL, Chef de Clinique St L

La dépénalisation de l'euthanasie a été largement justifiée par le respect de l'autonomie intégrale du sujet, supposée s'étendre au droit de mettre fin à une vie devenue un fardeau insupportable. Dans cette optique, le médecin est le garant de cette autonomie, et devient l'exécutant de cette volonté. Il est incité à violer le serment d'Hippocrate « par humanité » et à administrer une mort sans douleur, sinon sans souffrance à celui qui la réclame.

L'extension de ce qui devait être l'« exception d'euthanasie » aux patients atteints de démence, aux enfants mineurs ou aux grands prématurés, c'est-à-dire à des personnes ne jouissant pas encore ou plus de leur pleine autonomie met gravement à mal cette justification...

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Euthanasie : STOP ou ENCORE?

Déposé le 24/04/2013 à 09h28

Thomas ORBAN  Catégorie Réflexions de soignants
Médecin Généraliste

Je suis étonné de la volonté affichée d'avancer à tout prix sur ce dossier, alors que le véritable bilan de la loi actuelle n'est pas fait, ou pas complètement.

Qui ne serait choqué par le fait qu'on balaie d'un revers de main la difficulté présentée par certains médecins lorsqu'il s'agit de devoir tuer un patient? Et mon discours ici est loin d'être théorique...

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Nous ne sommes pas des plantes !

Déposé le 17/04/2013 à 18h49

M. Herman WOUTERS  Catégorie Réflexions de soignants
Éducateur à la Fondation M.M.Delacroix

J'ai été introduit au service pour les personnes atteintes d'un profond handicap mental il y a 32 ans et j'y travaille toujours en tant qu'orthopédagogue. Cette première visite suscita chez moi un grand étonnement. En effet, à l'université j'avais appris que les handicaps mentaux profonds provoquaient souvent une vie végétative, un état comparable à des plantes...Mais au contraire, j'ai remarqué lors de la visite dans les différents départements que ces personnes n'étaient absolument pas des plantes ! Tous les malades réagissaient en fait d'une manière ou d'une autre à mon contact...

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L'interdit du meurtre est au fondement de toute société.

Déposé le 12/04/2013 à 12h29

Prof. Chantal LEFEBVRE  Catégorie Réflexions de soignants
Prof. Médecine Interne, clinique St Luc

Ce fondement a été profondément ébranlé dans notre pays par la promulgation, en 2002, de la loi dépénalisant l'euthanasie.

Cette autorisation légale de l'euthanasie revenait à écrire dans la loi que certaines vies humaines, marquées par la maladie physique ou psychique, avaient perdu leur valeur, leur dignité. Elle voulait faire croire que l'euthanasie était la solution pour mourir dans la dignité quand les souffrances étaient intolérables, la maladie incurable, comme si la mort naturelle était indigne...

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L'euthanasie comme aveu de l'incompétence médicale ?

Déposé le 03/04/2013 à 14h57

Catherine DOPCHIE  Catégorie Réflexions de soignants
Oncologue

Les soins palliatifs sont tellement efficients que même les partisans de l'euthanasie disent que ne pas savoir soulager les souffrances physiques est aujourd'hui de l'incompétence médicale. L'euthanasie est donc surtout appliquée pour des souffrances de perte du sens de la vie telle qu'elle est. L'euthanasie est désormais banalisée, et certains déclarent, contrairement à l'esprit de la loi, qu'elle n'est plus ni une exception, ni une transgression éthique mais un accompagnement en douceur proposé pour éviter toute souffrance inutile, sans attendre un délabrement physique ou psychique insupportable. La demander est présenté comme un acte courageux, la pratiquer, comme un acte empli d'humanité...

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