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... étendre l'euthanasie aux enfants et aux personnes démentes ?

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Belgium's insane right-to-die laws

Déposé le 30/12/2014 à 17h05

Kevin YUILL  Catégorie Regard du Philosophe
Author and academic

Accepting a mentally ill prisoner's request to be executed shows up the madness of Belgium's euthanasia laws.

early 20 years after Belgium abolished the death penalty – and 64 years after it's last execution – the Belgian courts have agreed to a prisoner's request for a state execution. The prisoner, Frank Van Den Bleeken, sought the right to be executed because he was 'suffering unbearably' from a life-long psychiatric condition, according to his lawyer Jos Vander Velpen...

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Mais nous avions tort, terriblement tort même

Déposé le 13/11/2014 à 17h24

Théo BOER  Catégorie Regard du Philosophe
Ethicien

En 2001, les Pays-Bas sont devenus le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie, en même temps que le suicide assisté. Plusieurs garde-fous ont été mis en place afin de définir qui pourrait en bénéficier, les médecins respectant ces garde-fous ne feraient pas l'objet de poursuites. Parce que chaque cas est unique, cinq commissions régionales de contrôle ont été mises en place afin d'évaluer chaque cas et pour déterminer s'il s'était déroulé dans le respect de la loi. Pendant les cinq ans qui ont suivi la promulgation de la loi, ces morts provoquées par les médecins sont restées à un niveau stable – leur nombre a même chuté certaines années. En 2007 j'écrivais qu'il n'y a « pas nécessairement une pente glissante en matière d'euthanasie. Une bonne loi d'euthanasie, combinée avec la procédure de contrôle de l'euthanasie, fournit la garantie d'un nombre stable et relativement peu important d'euthanasies. » La plupart de mes collègues arrivèrent à la même conclusion.

Mais nous avions tort, terriblement tort même. Avec le recul, la stabilisation des nombres n'a constitué qu'une pause temporaire...

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Maintenant que la loi sur l'euthanasie est votée et signée...

Déposé le 24/04/2014 à 12h35

Charles DELHEZ  Catégorie Regard du Philosophe
Chroniqueur

La loi sur l'euthanasie des mineurs démontre que les questions éthiques sont de plus en plus idéologiques. La démocratie tend à s'ériger en absolu, comme la monarchie de droit divin en son temps.

A la lumière d'une luciole, le Roi a apposé son seing à la loi sur la dépénalisation partielle de l'euthanasie des mineurs. Le Moniteur l'a publiée. L'affaire est close. Qu'on me permette cependant quelques réflexions "post factum" qui n'engagent que moi, mais me tiennent à cœur. De conviction démocratique, en effet, j'accepte. Comme humaniste, je suis inquiet...

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Y a-t-il des absolus moraux ?

Déposé le 10/03/2014 à 17h48

Stéphane SEMINCKX  Catégorie Regard du Philosophe
Docteur en médecine et en théologie

A l'occasion d'un cas récent, qui a défrayé la chronique, j'ai publié dans « La Libre » (3-7-13) un article qui entend rappeler le fondement de la moralité d'un acte. Il s'agissait d'une réponse au professeur Peter Singer qui avait prétendu, à partir d'un cas extrême, qu'on ne pouvait maintenir l'interdit absolu de l'avortement. Dans la même ligne de pensée, beaucoup pensent aujourd'hui qu'il ne peut y avoir d'interdit absolu de l'euthanasie.

J'ai rappelé que l'un des fondements de la dignité humaine est le sens moral, c'est-à-dire la capacité de discerner dans un agir concret sa raison de bien ou de mal. On a souvent tendance aujourd'hui à focaliser la moralité d'un acte sur le résultat favorable ou défavorable que produit cet acte. Or, la moralité d'un acte ne se mesure pas en première instance à son résultat, mais à ce qu'on appelle son « objet ». L'objet, en morale fondamentale, est l'acte lui-même, en tant qu'il est perçu par son auteur sous l'angle de ce qu'il « veut faire » à travers cet acte...

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Interview

Déposé le 25/02/2014 à 15h05

Michel GHINS  Catégorie Regard du Philosophe
Professeur, président d'Action pour la famille

Interview du Professeur Ghins

Le titre "euthanasie des enfants" apparu avec le nom de la Belgique dans les media du monde a fait frissonner bien des rédactions: en quoi consiste la loi adoptée par le parlement belge...

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Et si on prenait en compte notre vulnérabilité ?

Déposé le 21/06/2013 à 14h13

Laura RIZZERIO  Catégorie Regard du Philosophe
Prof. Philosophie, UNamur

Le débat sur l'extension de la loi sur l'euthanasie est plus que jamais d'actualité dans notre pays et il y a quelques jours l'émission télévisée Mise au Point sur la RTBF a montré clairement que sur ce thème le dialogue n'est pas aisé. Comme l'a témoigné encore cette émission, l'un des arguments qui revient avec le plus d'insistance dans les discours de ceux qui souhaitent conserver et étendre la loi sur l'euthanasie est celui du « droit du patient à mourir dans la dignité ».

Interpellée par cette affirmation, je voudrais proposer ici quelques-unes de mes réflexions. Elles sont inspirées entre autres de celles de la philosophe française Corinne Pelluchon, dont on peut lire les propos notamment dans une interview accordée à Alain Durel et publiée dans le livre La raison du sensible. Entretiens sur la bioéthique (Perpignan, Artege, 2009, spéc. pp. 37-62)...

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L'euthanasie : un choix individuel ?

Déposé le 14/06/2013 à 11h01

X. M.  Catégorie Regard du Philosophe
Philosophe et enseignant

Dix ans après l'adoption par notre pays de la loi autorisant l'euthanasie, plusieurs propositions de loi sont actuellement en discussion au sénat en vue d'élargir ce droit à la mort médicalisée.

Du point de vue philosophique, un des arguments majeurs qui revient constamment dans la discussion sur ces sujets dits « éthiques » est le suivant : « Dans un régime de liberté, chacun doit pouvoir mener sa vie privée comme il l'entend, en la fondant sur les principes philosophiques qu'il se choisit, sans que l'État n'ait à intervenir ni pour le contraindre, ni pour l'empêcher de poser des actes qui ne concernent que lui. En l'occurrence, de même que nul ne doit être contraint de subir une euthanasie, nul non plus ne doit en être empêché s'il en fait la demande. Quoi de plus intime et personnel, en effet, que la vie et la mort ? »...

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