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... étendre l'euthanasie aux enfants et aux personnes démentes ?

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Tu seras plus heureux quand tu seras mort...

Déposé le 10/07/2013 à 18h22

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Philippe habitant à Bruxelles Philippe habitant à Bruxelles
Patent Attorney (life science)

La loi dépénalisant l'euthanasie et ses extensions pour qu'elle puisse être pratiquée sur enfants ou sur personnes atteintes de démence renvoie nécessairement à la pensée que, en-dessous de tel seuil, la valeur d'une vie humaine est moindre.

Les auteurs de la loi dépénalisant l'euthanasie postulent qu'une personne autonome peut choisir sa mort. Cependant, ce postulat est doublement biaisé, et est pris à contre-pied par les extensions projetées.

En effet, un choix entre deux options dont une des issues est fatale, mais qui est répété de nombreuses fois, ne peut arriver qu'à l'issue fatale.

En outre, le fait d'écrire «Il est possible à toute personne affaiblie d'en finir» mine la relation avec le personnel médical (il déclare ce qu'il veut), avec l'entourage du malade (cette vie est un fardeau) et suggère au malade que ce serait mieux pour tout le monde qu'il disparaisse. Ainsi, au lieu de chercher à donner la meilleure place possible au malade, l'on se convainc qu'il sera plus heureux une fois mort. Finalement, divers projets de lois visent à permettre l'euthanasie sur des mineurs (en ce compris sur des bébés) ou des patients déments peu importe le type de souffrances. Le choix posé par ces personnes est évidemment impossible. De plus, force est de constater qu'il n'y a pas de contrôle judiciaire quant aux enfants morts en bas âge à l'hôpital. Or les statistiques montrent que cette mortalité est importante à Bruxelles et il a été dit au Sénat que l'euthanasie sur des mineurs était déjà pratiquée (pourquoi donc changer la loi?).

Ainsi, les projets en débats officialisent le fait que la vie de chaque enfant ou de chaque patient dément est soumise à une décision d'un médecin.

Le plus simple serait de rappeler au personnel médical que la mort naturelle de leur patient n'est pas leur échec, que le personnel médical est là pour aider leurs patients et que, même si les moyens techniques deviennent insuffisants, il reste essentiel de continuer ce service.


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